Quem é o padre?
David
Allan Kardec no preâmbulo citado no artigo anterior, deixa claro que a escolha pela forma de diálogo para apresentar suas idéias foi feita por julgá-la mais conveniente. No entanto, não significa que as idéias ali presentes são fictícias. O Padre representa indivíduo, ou indivíduos reais.
Certamente o padre da primeira edição era todo o Abade Chesnel. Mas, ao longo do tempo e das novas discussões e edições, o padre ganha uma personalidade formada pelo conjunto dos clérigos que debatem com Allan Kardec ao longo do processo de construção do espiritismo..
Chesnel no L'Univers abre o debate: O Espiritismo é uma religião?
O abade François Chesnel era, sem dúvida, um homem culto. Em notas biográficas esparsas lemos que completou seus estudos teológicos em Roma, sendo considerado um dos mais sábios teólogos da França. Foi cura de Landigou e de Batilly e vigário geral de Quimper.
Entre suas obras temos:
Le pain quotidien de L'ame pieuse: meditations pour tous les jours de L'année;
Les Droits de Dieu et les idées modernes;
Du paganisme, se son principe et de son histoire.
Esta última é a mais citada de suas obras.
O abade tem, no dia 13 de abril de 1859, um artigo publicado no jornal católico L'Univers. O título: Uma religião nova em Paris.
Allan Kardec publica o artigo na íntegra, na Revue de maio do mesmo ano, seguido de uma refutação cujo tema demoradamente analisado foi o que dizia respeito à natureza do espiritismo. Científica, segundo Kardec, não religiosa como acreditava o abade.
O L'Univers publica a refutação de Allan Kardec, seguida de uma réplica de Chesnel no dia 28 de maio. Na Revue de julho é publicada uma resposta a esta réplica. O autor prefere publicar apenas sua resposta, omitindo a réplica.
A refutação de Allan Kardec será, no que trata da caracterização do espiritismo, quase toda aproveitada na confecção do diálogo com o padre de Qu'est-ce que le spiritisme?.
Abaixo reproduziremos a refutação publicada na Revue. Para visualizarmos melhor, usaremos o texto original ao lado da tradução, apoiada nos tradutores apontados nas referências¹.
| Le spiritisme est fondé sur l'existence d'un monde invisible, formé d'êtres incorporels qui peuplent l'espace, et qui ne sont autres que les âmes de ceux qui ont vécu sur la Terre ou dans les autres globes où ils ont laissé leur enveloppe matérielle. Ce sont ces êtres auxquels nous avons donné, ou mieux qui se sont donné le nom d'Esprits. Ces êtres, qui nous entourent sans cesse, exercent sur les hommes à leur insu une grande influence ; ils jouent un rôle très actif dans le monde moral, et jusqu'à un certain point dans le monde physique. Le spiritisme est donc dans la nature, et l'on peut dire que, dans un certain ordre d'idées, c'est une puissance, comme l'électricité en est une à un autre point de vue, comme la gravitation universelle en est une autre. Il nous dévoile le monde des invisibles, comme le microscope nous a dévoilé le monde des infiniment petits que nous ne soupçonnions pas. Les phénomènes dont ce monde invisible est la source ont donc dû se produire, et se sont produits dans tous les temps, voilà pourquoi l'histoire de tous les peuples en fait mention. Seulement, dans leur ignorance, les hommes ont attribué ces phénomènes à des causes plus ou moins hypothétiques, et donné sous ce rapport un libre cours à leur imagination, comme ils l'ont fait pour tous les phénomènes dont la nature leur était imparfaitement connue. Le spiritisme, mieux observé depuis qu'il est vulgarisé, vient jeter la lumière sur une foule de questions jusqu'ici insolubles ou mal résolues. Son véritable caractère est donc celui d'une science et non d'une religion, et la preuve en est, c'est qu'il compte parmi ses adhérents des hommes de toutes les croyances et qui n'ont point pour cela renoncé à leurs convictions : des catholiques fervents qui n'en pratiquent pas moins tous les devoirs de leur culte, des protestants de toutes les sectes, des israélites, des musulmans et jusqu'à des bouddhistes et des brahmistes ; il y a de tout, excepté des matérialistes et des athées, parce que ces idées sont incompatibles avec les observations spirites. Le spiritisme repose donc sur des principes généraux indépendants de toute question dogmatique. Il a, il est vrai, des conséquences morales comme toutes les sciences philosophiques ; ces conséquences sont dans le sens du christianisme, parce que le christianisme est de toutes les doctrines la plus éclairée, la plus pure, et c'est pour cette raison que de toutes les sectes religieuses du monde, les chrétiens sont les plus aptes à le comprendre dans sa véritable essence. Le spiritisme n'est donc point une religion : autrement il aurait son culte, ses temples, ses ministres. Chacun sans doute peut se faire une religion de ses opinions, interpréter à son gré les religions connues, mais de là à la constitution d'une nouvelle Eglise, il y a loin, et je crois qu'il serait imprudent d'en donner l'idée. En résumé, le spiritisme s'occupe de l'observation des faits, et non des particularités de telle ou telle croyance, de la recherche des causes, de l'explication que ces faits peuvent donner de phénomènes connus, dans l'ordre moral comme dans l'ordre physique, et n'impose pas plus un culte à ses partisans que l'astronomie n'impose le culte des astres, ni la pyrotechnie celui du feu. Bien plus : de même que le sabéisme est né de l'astronomie mal comprise, le spiritisme, mal compris dans l'antiquité, a été la source du polythéisme. Aujourd'hui que, grâce aux lumières du christianisme, nous pouvons le juger plus sainement, il nous met en garde contre les systèmes erronés, fruits de l'ignorance; et la religion elle-même peut y puiser la preuve palpable de beaucoup de vérités contestées par certaines opinions; voilà pourquoi, contrairement à la plupart des sciences philosophiques, un de ses effets est de ramener aux idées religieuses ceux qui sont égarés par un scepticisme exagéré. La Société dont vous parlez définit son objet par son titre même ; le nom de : Société parisienne des études spirites ne ressemble guère à celui d'une secte ; elle en a si peu le caractère que son règlement lui interdit de s'occuper de questions religieuses ; elle est rangée dans la catégorie des sociétés scientifiques, parce qu'en effet son but est d'étudier et d'approfondir tous les phénomènes qui résultent des rapports entre le monde visible et le monde invisible ; elle a son président, son secrétaire, son trésorier, comme toutes les sociétés ; elle ne convie point le public à ses séances ; on n'y fait aucun discours, ni rien qui ait le caractère d'un culte quelconque. Elle procède à ses travaux avec calme et recueillement, d'abord parce que c'est une condition nécessaire pour les observations ; secondement, parce qu'elle sait le respect que l'on doit à ceux qui ne vivent plus sur la Terre. Elle les appelle au nom de Dieu, parce qu'elle croit en Dieu, en sa toute-puissance, et qu'elle sait que rien ne se fait en ce monde sans sa permission. Elle ouvre sa séance par un appel général aux bons Esprits, parce que, sachant qu'il y en a de bons et de mauvais, elle tient à ce que ces derniers ne viennent pas se mêler frauduleusement aux communications qu'elle reçoit et l'induire en erreur. Qu'est-ce que cela prouve ? Que nous ne sommes pas des athées ; mais cela n'implique nullement que nous soyons des religionnaires ; | Intitulais vosso artigo: “Uma nova religião em Paris”. Admitindo que tal fosse, com efeito, o caráter do Espiritismo, aí haveria um primeiro erro, considerando-se que ele está longe de circunscrever-se a Paris. Conta milhões de aderentes espalhados nas cinco partes do mundo e Paris não foi o foco primitivo. Em segundo lugar, o Espiritismo é uma religião? Fácil é demonstrar o contrário. O Espiritismo está fundado sobre a existência de um mundo invisível, formado de seres incorpóreos que povoam o espaço e que nada mais são do que as almas dos que viveram na Terra ou em outros globos, onde deixaram os seus invólucros materiais. São esses seres que havíamos dado, ou melhor, que se deram o nome de Espíritos. Esses seres, que nos rodeiam incessantemente, exercem sobre os homens, mau grado seu, uma grande influência; desempenham um papel muito ativo no mundo moral e, até certo ponto, no mundo físico. O Espiritismo, pois, está em a Natureza e pode-se dizer que, numa certa ordem de idéias, é uma força, como a eletricidade também o é sob diferente ponto de vista, assim como a gravitação universal, é uma outra. Ele nos desvenda o mundo dos invisíveis, como o microscópio nos desvendou o mundo dos infinitamente pequenos, cuja existência nem suspeitávamos. Os fenômenos cuja fonte é esse mundo invisível devem ter-se produzido e se produziram em todos os tempos, razão por que a história de todos os povos lhes faz menção. Somente em sua ignorância, os homens os atribuíram a causas mais ou menos hipotéticas e deram, em seus relatórios, livre curso à imaginação, como o fizeram com todos os fenômenos cuja natureza só imperfeitamente conheciam. O Espiritismo, melhor observado desde que se vulgarizou, vem lançar luz sobre uma multidão de problemas até aqui insolúveis ou mal resolvidos. Seu verdadeiro caráter é, pois, o de uma ciência e não o de uma religião, e a prova disso é que conta, entre seus aderentes, homens de todas as crenças, e que nem por isso renunciaram às suas convicções: católicos fervorosos, que praticam todos os deveres de seu culto, protestantes de todas as seitas, israelitas, muçulmanos e até budistas e bramanistas. Há de tudo, exceto materialistas e ateus, porque essas idéias são incompatíveis com as observações espíritas. O Espiritismo, pois, repousa sobre princípios gerais, independentes de toda questão dogmática. É verdade que tem conseqüências morais, como todas as ciências filosóficas. Essas conseqüências são no sentido do Cristianismo, porque, de todas as doutrinas, o Cristianismo é a mais esclarecida, a mais pura, razão por que, de todas as seitas religiosas do mundo, são as cristãs as mais aptas a compreendê-lo em sua verdadeira essência. O Espiritismo não é, pois, uma religião. Se o fosse teria seu culto, seus templos, seus ministros. Sem dúvida cada um pode fazer uma religião de suas opiniões e interpretar à vontade as religiões conhecidas, mas daí à constituição de uma nova Igreja há uma grande distância e creio que seria imprudência seguir tal idéia. Em resumo, o Espiritismo se ocupa da observação dos fatos e não das particularidades de tal ou qual crença, da pesquisa das causas, da explicação que esses fatos podem dar de fenômenos conhecidos, assim na ordem moral como na ordem física, e não impõe nenhum culto aos seus partidários, como a astronomia não impõe o culto dos astros, nem a pirotecnia o culto do fogo. Ainda mais: do mesmo modo que o sabeísmo nasceu da astronomia mal compreendida, o espiritismo, mal compreendido na Antigüidade, foi a fonte do politeísmo. Hoje, graças às luzes do cristianismo, podemos julgá-lo com mais critério. Ele nos põe em guarda contra os sistemas errôneos, frutos da ignorância, e a própria religião nele pode haurir a prova palpável de muitas verdades contestadas por certas opiniões. Eis por que, contrariando a maior parte das ciências filosóficas, um dos seus efeitos é reconduzir às idéias religiosas aqueles que se extraviaram num cepticismo exagerado. A Sociedade a que vos referis define seu objetivo no próprio título; a denominação Sociedade Parisiense de Estudos Espíritas não se assemelha ao de nenhuma seita; tão diferente é o seu caráter que seu estatuto proíbe tratar de questões religiosas; está classificada na categoria das sociedades científicas, porque, com efeito, seu objetivo é estudar e aprofundar todos os fenômenos que resultam das relações entre os mundos visível e invisível; tem seu presidente, seu secretário e seu tesoureiro, como todas as sociedades; não convida o público às suas sessões; ali não se faz nenhum discurso, nem coisa alguma que tenha o caráter de um culto qualquer. Conduz os seus trabalhos com calma e recolhimento, primeiro porque é uma condição necessária para as observações e, segundo, porque sabe que devem ser respeitados aqueles que não vivem mais na Terra. Ela os chama em nome de Deus porque crê em Deus, em sua Onipotência e sabe que nada se faz neste mundo sem a sua permissão. Abre as sessões com um apelo geral aos Espíritos bons, uma vez que, sabendo que os há bons e maus, cuida para que estes últimos não venham se misturar fraudulentamente nas comunicações que recebe e induzi-la em erro. O que prova isso? Que não somos ateus; mas de modo algum implica que sejamos partidários de uma religião. |
Por fim, colocaremos nos quadro abaixo a repetição da tradução acima ao lado da versão no diálogo com o padre.
| O Espiritismo está fundado sobre a existência de um mundo invisível, formado de seres incorpóreos que povoam o espaço e que nada mais são do que as almas dos que viveram na Terra ou em outros globos, onde deixaram os seus invólucros materiais. São esses seres que havíamos dado, ou melhor, que se deram o nome de Espíritos. Esses seres, que nos rodeiam incessantemente, exercem sobre os homens, mau grado seu, uma grande influência; desempenham um papel muito ativo no mundo moral e, até certo ponto, no mundo físico. O Espiritismo, pois, está em a Natureza e pode-se dizer que, numa certa ordem de idéias, é uma força, como a eletricidade também o é sob diferente ponto de vista, assim como a gravitação universal, é uma outra. Ele nos desvenda o mundo dos invisíveis, como o microscópio nos desvendou o mundo dos infinitamente pequenos, cuja existência nem suspeitávamos. Os fenômenos cuja fonte é esse mundo invisível devem ter-se produzido e se produziram em todos os tempos, razão por que a história de todos os povos lhes faz menção. Somente em sua ignorância, os homens os atribuíram a causas mais ou menos hipotéticas e deram, em seus relatórios, livre curso à imaginação, como o fizeram com todos os fenômenos cuja natureza só imperfeitamente conheciam. O Espiritismo, melhor observado desde que se vulgarizou, vem lançar luz sobre uma multidão de problemas até aqui insolúveis ou mal resolvidos. Seu verdadeiro caráter é, pois, o de uma ciência e não o de uma religião, e a prova disso é que conta, entre seus aderentes, homens de todas as crenças, e que nem por isso renunciaram às suas convicções: católicos fervorosos, que praticam todos os deveres de seu culto, protestantes de todas as seitas, israelitas, muçulmanos e até budistas e bramanistas. Há de tudo, exceto materialistas e ateus, porque essas idéias são incompatíveis com as observações espíritas. O Espiritismo, pois, repousa sobre princípios gerais, independentes de toda questão dogmática. É verdade que tem conseqüências morais, como todas as ciências filosóficas. Essas conseqüências são no sentido do Cristianismo, porque, de todas as doutrinas, o Cristianismo é a mais esclarecida, a mais pura, razão por que, de todas as seitas religiosas do mundo, são as cristãs as mais aptas a compreendê-lo em sua verdadeira essência. O Espiritismo não é, pois, uma religião. Se o fosse teria seu culto, seus templos, seus ministros. Cada um, sem dúvida, pode fazer uma religião de suas opiniões e interpretar à vontade as religiões conhecidas, mas daí à constituição de uma nova Igreja há uma grande distância e creio que seria imprudência seguir tal idéia. Em resumo, o Espiritismo se ocupa da observação dos fatos e não das particularidades de tal ou qual crença, da pesquisa das causas, da explicação que esses fatos podem dar de fenômenos conhecidos, assim na ordem moral como na ordem física, e não impõe nenhum culto aos seus partidários, como a astronomia não impõe o culto dos astros, nem a pirotecnia o culto do fogo. Ainda mais: do mesmo modo que o sabeísmo nasceu da astronomia mal compreendida, o espiritismo, mal compreendido na Antigüidade, foi a fonte do politeísmo. Hoje, graças às luzes do cristianismo, podemos julgá-lo com mais critério. Ele nos põe em guarda contra os sistemas errôneos, frutos da ignorância, e a própria religião nele pode haurir a prova palpável de muitas verdades contestadas por certas opiniões. Eis por que, contrariando a maior parte das ciências filosóficas, um dos seus efeitos é reconduzir às idéias religiosas aqueles que se extraviaram num cepticismo exagerado. A Sociedade a que vos referis define seu objetivo no próprio título; a denominação Sociedade Parisiense de Estudos Espíritas não se assemelha ao de nenhuma seita; tão diferente é o seu caráter que seu estatuto proíbe tratar de questões religiosas; está classificada na categoria das sociedades científicas, porque, com efeito, seu objetivo é estudar e aprofundar todos os fenômenos que resultam das relações entre os mundos visível e invisível; tem seu presidente, seu secretário e seu tesoureiro, como todas as sociedades; não convida o público às suas sessões; ali não se faz nenhum discurso, nem coisa alguma que tenha o caráter de um culto qualquer. Conduz os seus trabalhos com calma e recolhimento, primeiro porque é uma condição necessária para as observações e, segundo, porque sabe que devem ser respeitados aqueles que não vivem mais na Terra.² Ela os chama em nome de Deus porque crê em Deus, em sua Onipotência e sabe que nada se faz neste mundo sem a sua permissão. Abre as sessões com um apelo geral aos Espíritos bons, uma vez que, sabendo que os há bons e maus, cuida para que estes últimos não venham se misturar fraudulentamente nas comunicações que recebe e induzi-la em erro. O que prova isso? Que não somos ateus; mas de modo algum implica que sejamos partidários de uma religião. | O padre - Eu concordo que para as questões gerais, o Espiritismo está conforme as grandes verdades do Cristianismo; mas ocorre o mesmo do ponto de vista dos dogmas? Ele não contradiz certos princípios que a Igreja nos ensina? A.K. - O Espiritismo é, antes de tudo, uma ciência e não se ocupa com questões dogmáticas. Essa ciência tem conseqüências morais como todas as ciências filosóficas; são essas conseqüências boas ou más? Pode-se julgá-las pelos princípios gerais que acabo de lembrar. Algumas pessoas estão equivocadas sobre o verdadeiro caráter do Espiritismo. A questão é bastante grave e merece algum desenvolvimento. (...) O Espiritismo está fundado sobre a existência de um mundo invisível, formado de seres incorpóreos que povoam o espaço, e que não são outros senão as almas daqueles que viveram sobre a Terra, ou em outros globos, onde deixaram seu envoltório material. São a esses seres que damos o nome de Espíritos. Eles nos rodeiam permanentemente, exercendo sobre os homens, com o seu desconhecimento, uma grande influência; eles desempenham um papel muito ativo no mundo moral, e, até certo ponto, no mundo físico. O Espiritismo, pois, está na Natureza e pode-se dizer que, numa certa ordem de idéias, é uma potência, como a eletricidade o é em outro ponto de vista, como a gravitação o é em outro. Os fenômenos, dos quais o mundo invisível é a fonte, são efeitos produzidos em todos os tempos; eis porque a história de todos os povos deles faz menção. Somente que, em sua ignorância, como para a eletricidade, os homens atribuíram esses fenômenos a causas mais ou menos racionais, e deram a esse respeito livre curso à imaginação. O Espiritismo, melhor observado depois que se vulgarizou, veio lançar luz sobre uma multidão de questões até aqui insolúveis ou mal compreendidas. Seu verdadeiro caráter, pois, é o de uma ciência, e não de uma religião; e a prova disso é que conta entre seus adeptos homens de todas as crenças, que não renunciaram por isso às suas convicções: católicos fervorosos que não praticam menos todos os deveres de seu culto, quando não são repelidos pela Igreja, protestantes de todas as seitas, israelitas, muçulmanos, e até budistas e brâmanes. Ele repousa, pois, sobre princípios independentes de toda questão dogmática. Suas conseqüências morais estão no sentido do Cristianismo, porque o Cristianismo é, de todas as doutrinas, a mais esclarecida e a mais pura, e é por essa razão que, de todas as seitas religiosas do mundo, os cristãos estão mais aptos a compreendê-lo em sua verdadeira essência. Pode-se, por isso, fazer-lhe uma censura? Cada um, sem dúvida, pode fazer uma religião de suas opiniões, interpretar à vontade as religiões conhecidas, mas daí à constituição de uma nova Igreja, há distância. O padre - Não fazeis, entretanto, as evocações depois de uma fórmula religiosa? A.K. . Seguramente colocamos um sentimento de religiosidade nas evocações e nas nossas reuniões, mas não há fórmula sacramental; para os Espíritos o pensamento é tudo e a forma nada. Nós os chamamos em nome de Deus porque cremos em Deus, e sabemos que nada se faz neste mundo sem sua permissão, e que se Deus não lhes permitir vir, eles não virão. Procedemos em nossos trabalhos com calma e recolhimento, porque é uma condição necessária para as observações, e, em segundo lugar, porque conhecemos o respeito que se deve àqueles que não vivem mais sobre a Terra, qualquer que seja sua condição, feliz ou infeliz, no mundo dos Espíritos. Fazemos um apelo aos bons Espíritos porque, sabendo que há bons e maus, resulta que estes últimos não vêem se misturar fraudulentamente nas comunicações que recebemos. O que prova isso? Que não somos ateus; mas de modo algum implica que sejamos partidários de uma religião. |
¹ Traduções de Evandro Noleto (editora FEB) e Salvador Gentili (editora IDE).
² A cor serve para visualizar melhor o deslocamento do texto.
Comentários
Postar um comentário